Biùtiful Cauntri

Film de Esmeralda Calabria, Andrea D’Ambrosio et Peppe Ruggiero / Italie / 2007 / 83′
Dimanche 26 novembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #04
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 2,00€

Sous ce nom satyrique se décline un film sauvage qui nous plonge dans la résistance face à la mafia des déchets en région napolitaine. Sans détours, nous voilà emportés par des personnages atypiques comme seul ce début de XXIe siècle a pu en produire. On pense à Raffaele del Giudice, militant d’une association écologiste qui hume les nouvelles décharges sauvages en improvisant des chansons délurées sur les déchets toxiques. Et puis il y a ces gardiens de moutons en blousons noirs qui décomptent au quotidien les bêtes intoxiquées. Mais au bout de cette voie sans issue de la Campanie se dresse une question bien plus universelle : où vont nos déchets ?

Pompoko

Cinéma- Enfants
Film de Isao Takahata / Japon / 1994 / 119′
Dimanche 26 novembre 2017
Portes: 14h – Projection: 14h30
PAF: 1,00€

Film d’animation japonais sorti des Studios Ghibli en 1994 et énorme succès là-bas, Pompoko dresse le portrait des tanukis : à la fois chiens-râtons-laveurs et animaux mythologiques (Yokai) des contes folkloriques confrontés aux humains pour défendre leur territoire naturel menacé par les constructions urbaines. Dotés de pouvoirs à la fois transformistes et illusionnistes, c’est avec les armes de la poésie, de l’humour et de la créativité que les braves tanukis vont livrer l’ultime assaut, beau et désespéré, de la pensée animiste nippone contre la froideur désenchantée du monde moderne… Goûter offert après le film !

Par-delà/Ordures

Rencontre avec Alexis Zimmer et exposition autour des « Brouillards toxiques »
Jeudi 23 novembre 2017
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 3,00€

En décembre 1930, dans la vallée de la Meuse, à proximité de Liège, un brouillard toxique se répand et rend malades de nombreux hommes et animaux. Plusieurs y laissent la vie. Cette fumée est liée à l’exploitation du charbon. Plutôt qu’incriminer le système industriel qui en est la cause, les « experts » accusent avant tout les conditions météorologiques. Dans un récit exemplaire publié en 2016 chez Zones sensibles, Alexis Zimmer pointe du doigt un moment de l’histoire où les corps se retrouvent kidnappés aussi bien par les discours officiels, que par des pollutions invisibles aux effets catastrophiques. La « contamination du monde » ne date pas d’hier, la résistance à celle-ci non plus. Alexis Zimmer viendra nous entretenir à ce sujet, avec une exposition des photographies documentant son travail.

Mafrouza – Oh la nuit !

Film de Emmanuelle Demoris / France / 2011 / 159′
Dimanche 19 novembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #03
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€

Mafrouza, c’est d’abord le nom d’un quartier déshérité d’Alexandrie. C’est ensuite une immersion au long cours dans les lacis de ruelles étroites, des constructions en matériaux de récupération et tôles ondulées, dans des pièces troglodytes, un dépôt d’ordures à ciel ouvert, parmi les ânes, les moutons, les poules, sur fond de musiques arabes, au son des téléviseurs ou des chants des muezzins. Mafrouza, c’est aussi une fresque humaine portée par Emmanuelle Demoris dont le premier épisode Oh La Nuit ! vous sera présenté dans le cadre de notre programmation « Ordures ». Notez que pour se prémunir contre les lieux communs et les représentations elliptiques, Mafrouza trouve son souffle dans un format exceptionnel de près de douze heures découpées en 5 épisodes ; c’est pourquoi les 4 épisodes suivants vous seront proposés au Cerce les mercredis 22 et 29 novembre, 6 et 13 décembre à 20.00 pétantes.

Street Trash

Film de Jim Munro / USA / 1987 / 91′
Dimanche 12 novembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #02
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€

Virée crade dans une décharge de vielles bagnoles habitée par des clochards, Street Trash brouille les repères : tantôt jouant sur les codes du cinéma gore (un alcool frelaté au rabais transforme les sans-abris en flaque jaunâtre…), tantôt prenant des accents de film social indé, tournant souvent au burlesque mal élevé… Forcement inégal sur la longueur mais étonnamment bien réalisé grâce à l’utilisation virevoltante d’une steadycam, Street Trash reste, même en 2017, un curieux objet filmique sans véritable équivalent. En prélude au film, une anthologie des pires bandes-annonces du cinéma trash/poubelle sera présentée.

Brutti, sporchi e cattivi

Film de Ettore Scola / Italie / 1976 / 115′
Dimanche 5 novembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #01
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€

Le film met en scène une famille du sud de l’Italie venue tenter sa chance dans la capitale italienne. Le quartier de Monté Ciocci où a eu lieu le tournage est un vaste bidonville surplombé par la basilique saint-Pierre (le dieu des pauvres ça justifie tout, même l’injustifiable).
Tout comme la famille anti héroine du film, un grand nombre de gens originaires des Pouilles ont vu la route de la gloire finir en cul de sac. Et comme la vie sent les aisselles du reste de la tribu, qui pionce les uns sur les autres, les petits plaisirs ça se refuse pas. Surtout quand on est l’impitoyable patriarche d’une famille aussi nombreuse que la horde d’Attila, et que ces cocos-là seraient bien foutus de vouloir sa peau vu qu’il en a du fric le vieux.
A l’origine Ettore Scola voulait faire un film documentaire sur le quartier Monté Ciocci pour dévoiler toute cette misère à une classe bourgeoise qui s’en contrefiche. Je ne sais pas qui sont les véritables ordures mais sans doute vaut-il mieux en rire que de s’en foutre.

Les Vaincus

Écoute – Portraits radiophoniques de Nadine Janssens / 2017 / Belgique
Dimanche 5 novembre 2017
Portes: 18h
PAF: 1,00€

Cet automne/hiver, un nouveau rendez-vous d’écoute dominical, une fois par mois, à 18h pétantes.
Nadine Janssens viendra présenter en avant-première 2 portraits radiophoniques, extraits du projet “Les Vaincus”. Deux personnages qui ont en commun la quête de justice et de liberté et dont les parcours s’entremêlent aux événements de 1917. Des portraits qui nous donnent à entendre les récits de femmes et d’hommes pour qui les mots furent aussi vitaux que le combat et l’espoir.