Fukushima et ses invisibles


Mardi 3 Juillet 2018
Portes : 17h30 / Assemblée : 18h00 / Repas : 20h00 / Projection : 21h

— Catastrophe, Métropolisation, Résistances & raviolis —

Du 2 au 4 juillet, nous recevons à Liège plusieurs des auteurs japonais du livre «Fukushima et ses invisibles» et le collectif éditorial des éditions des Mondes à faire. Nous vous invitons à écouter leurs témoignages contre la gestion de la catastrophe, à discuter ensemble de ce que veut dire vivre dans la catastrophe et aussi à échanger sur nos pratiques et stratégies de résistances singulières.

Le 11 mars 2011, un tsunami ravage la côte nord-est du Japon. Les jours suivants, trois réacteurs explosent dans la centrale de Fukushima Daïchi. À cette catastrophe s’en est ajoutée une autre : la gestion gouvernementale du désastre. Loin d’être un accident désormais sous contrôle, le drame se poursuit par mille conséquences plus ou moins visibles : pollution, déplacements de populations, bouleversements des intimités. »

À travers le récit de six activistes japonais, le livre «Fukushima et ses invisibles» tente de penser autrement le désastre nucléaire. Un phénomène qui remet en cause la texture même de la matière doit, aussi, être abordé comme une catastrophe métaphysique. Nous nous retrouvons au Cercle du Laveu pour une assemblée, un repas et ensuite un film. Une des leçons de la contamination du territoire après Fukushima selon nos amis japonais est que les domaines de la vie et de la lutte ne peuvent plus être déliés. Nous discuterons des possibilités de frayer cette voie-là depuis des contextes très différents les uns des autres.

Programme du 3 juillet au Cercle:
17h30: Accueil du public
18h00: Assemblée : Métropolisation et résistances
20h00: Repas
(réservation avant le 30/06 ici : )
21h00 / Projection du film : « Qui a volé le chaudron ? »

« Qui a volé le chaudron ? » est un film qui se déroule dans différents lieux de Kamagasaki un quartier d’Osaka, dans l’ombre de ce que ses personnages appellent “Abeno”, le complexe Abeno Harukas, le plus haut bâtiment du Japon et le summum du développement industriel d’Osaka. Aujourd’hui, des intérêts puissants menacent de déplacer les anciens habitants de Kamagasaki et de détruire les formes de vie qu’ils ont créées en dehors de la société civile japonaise. Le film cartographie cette gentrification en cours à travers les perspectives d’une distribution diversifiée de personnages représentatifs des habitants réels de Kamagasaki : il y a des travailleurs journaliers, des prostituées, des sans-abri, un pickpocket, un artiste de rue, un masseur aveugle, un orphelin, un activiste politique et un prêtre.