L’œil du cyclope

Dimanche 26 février
Cinéclub
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 3 euro

Cycle « Fin des temps » #8
L’œil du cyclope
de Jen Debauche / 2014 / 50′ / Belgique
En présence de la réalisatrice – En collaboration avec le Festival Filmer à Tout Prix

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L’histoire est simple: un homme marche à travers des paysages de plus en plus marqués. C’est une sorte de western post apocalyptique ou sans un mot on plonge dans la matière et on explore le temps. Une marche pour échapper à l’aliénation, à la répétition mécanique des gestes du travail et, s’il le faut, à la société tout entière. C’est un film mystérieux tourné en 16mm noir et blanc qui combiné à l’univers sonore envoûtant de Sylvie Bouteiller et de Mehdi Ayari, formule un cinéma radical et atemporel.

The Blob

Dimanche 19 février
Cinéclub
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1 euro

Cycle « Fin des temps » #7
The Blob
de Chuck Russel / 1988 / 95′ / USA

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Le cinéma de genre, du Picture Horror au film catastrophe, est l’endroit par excellence où les zones sombres de l’imaginaire peuvent être fouillées. Et les meilleures perles sont peut-être celles qui nous rejouent le coup du grand-guignol. Bienvenus dans « The Blob », version eighties. Le croque-mitaine, débarqué d’une météorite tombée sur la planète, a ici l’apparence d’un Slime Vorace qui dévore tout. À l’image des ogres de l’enfance, the Blob vient habiter ces zones obscures de la négation et réalise, par le biais d’une scène, cette bulle poreuse où le cinéma déploie un monde et des temps propres dont il se réserve la fin.

La cinquième saison

Dimanche 12 février
Cinéclub
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 3 euro

Cycle « Fin des temps » #6
La cinquième saison
de Peter Brosens et Jessica Hope Woodworth / 2013 / 93′ / Belgique, France, Pays-Bas
En présence des réalisateurs (Sous réserve)

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C’est la faute de personne… C’est la faute de tout le monde… Dans ce village le printemps se fait attendre. Dans ce village le printemps ne vient pas, tout s’arrête. Dans ce village on est impuissant, mal à l’aise, on y a peur. Quelque chose va se passer dans ce village.

Le plein pays

Dimanche 5 février
Cinéclub
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1 euro

Cycle « Fin des temps » #5
Le plein pays
de Antoine Boutet / 2010 / 58′ / France

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De tout temps, des hommes, qu’ils soient ermites, prophètes ou marginaux, ont quitté une vie et des territoires de conventions pour s’établir ailleurs, souvent pour gérer une connaissance lourde à porter. Isolé et filmé dans les bois par Antoine Boutet, Jean-Marie Massou prépare la fin du monde en « agissant » sur celui-ci. Sa quête existentielle passe par le chant (son interprétation du « Plat Pays » de Jacques Brel est « pleine » et habitée), par le creusement de galeries, le dessin sur leurs parois et le déplacement de roches. Prédicateur apocalyptique, artiste brut et moderne Sisyphe, Jean-Marie n’est réductible à aucune de ces étiquettes. A partir d’un matériau documentaire savamment composé sous la forme du portrait, le film rend justice à une existence qui pose l’air de rien la question de la transcendance dans un monde sur le point de basculer.

Screamers

Dimanche 29 janvier
Cinéclub
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1 euro

Cycle « Fin des temps » #4
Screamers (Planète hurlante)
de Christian Duguay, d’après Philip K. Dick  / 1995 / 108′ / USA-Canada-Japon

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Franchement, vous pensiez qu’il était possible de parler de la fin du monde sans montrer au moins un truc inspiré par Philip K. Dick ? Que nenni ! A l’heure où la fin de l’humanité par le développement de l’intelligence artificielle est devenu un truc tellement stressant que les gens n’osent même pas en parler, il est sans doute bon de se rappeler qu’en 1953 Dick dans sa nouvelle « Nouveau Modèle » avait déjà poussé la logique technologique à son paroxysme : le remplacement de l’humain.
Un bon film de série B, où le thème se déploie sur une planète où les humains sont manipulés par leurs propres créatures, sur fond de guerre de classe et de chasse au minerais. Un excellent divertissement.

The Thread

Dimanche 22 janvier
Cinéclub
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1 euro

Cycle « Fin des temps » #3
The Thread
de Mick Jackson, scénario Barry Hines / 1984 / 112min / UK (BBC)

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Sous les regards inquiets de leurs parents, un jeune couple décide de s’installer ensemble et de fonder une famille. En toile de fond de cette romance, une menace d’attaque nucléaire plane sur l’Angleterre mais il suffit de couper son téléviseur et d’éteindre sa radio pour l’oublier. Pourtant, la bombe explose. Alternant récit de fiction et une voix off analytique, The Thread examine sur une période de trente ans les conséquences de cette explosion. Le diagnostic émis ici est non seulement catastrophique mais terriblement désespéré.
Produit par la télévision cette réalisation hyper audacieuse est le film d’horreur ultime : même le plus optimiste d’entre nous n’y survivra pas.

The world, The flesh and The devil

Dimanche 15 janvier
Cinéclub
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1 euro

Cycle « Fin des temps » #2
The world, The flesh and The devil
de Ranald McDougall / 1959 / 99′ / USA

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Ralph Burton (Harry Belafonte), qui travaille comme mineur de charbon, est victime d’un éboulement alors qu’il se trouve sous terre. Les jours passent, et il finit par comprendre qu’on a cessé de chercher à le secourir. Il parvient à sortir par ses propres moyens mais une fois dehors, il constate qu’il n’existe plus personne sur terre, il semble être le dernier homme… Ah oui, Ralph est une « personne de couleur »… Et le monde extérieur (presque) vide ainsi que ses propres conditionnements sociaux comptent bien lui rappeler ce petit détail…

La fin du monde

Dimanche 8 janvier
Cinéclub
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1 euro

Cycle « Fin des temps » #1
La fin du monde
de Abel Gance / 1931 / 105′ / France

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La fin du monde est le premier film parlant d’Abel Gance. Le prince français du cinéma muet ne se sera jamais vraiment remis de sa disparition, et de la mécanique du jeu propre à celui-ci. De La fin du monde, il disait lui-même que c’était un film raté, manquant à toute épreuve, du scénario, du jeu et de la réalisation. Mais c’est sous la patine d’un autre temps et de la magie du commencement que ce film nous revient, comme un document exceptionnel sur l’histoire, la société d’alors, et le cinéma.