Soirée “Déchets nucléaires, déchets éternels”

Documentaires
Dimanche 17 novembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #07
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 3,00€

Quand on s’y confronte, le problème du stockage des déchets nucléaires conduit immanquablement au vertige. Vertige face au cadre temporel à envisager — certains déchets sont décrits comme «éternels » —, vertige face à la dangerosité de ces rebuts tapis dans l’ombre de nos modes de vie énergivores, vertige face au manque d’information de la population… Pour aborder ce sujet sera projeté le glaçant et passionnant Into Eternity de Michael Madsen (Danemark, 2010, 75’), ainsi qu’Absences de Maxime Fuhrer et Jade Gomes (France, 2017, 4’). Ces deux derniers font notamment partie d’un collectif de cinéma militant, les Scotcheuses, et ont tourné Absences à Bure, dans l’Est de la France, où des gens luttent contre un projet d’enfouissement de déchets nucléaires. Les deux réalisateurs seront là pour discuter de ce combat et de leur film (avec le soutien de l’ASBL Fin du nucléaire).

Un Condé

Film de Yves Boisset / France / 1970 / 95′
Dimanche 10 décembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #06
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€


Froide et sombre est la nuit et froids et sombres sont les hommes, dans ce film d’Yves Boisset. Truands et flics que, d’après les lois de notre société, tout devrait opposer, ici se ressemblent et se singent. D’un côté, le flic pour une question de vengeance, mène une croisade personnelle contre des truands qu’il accuse d’avoir tué son ami, lui-même policier. De l’autre, des bandits poussés à l’extrême dans un même esprit de représailles. De cette noirceur des hommes et de leurs actes, seule une humanité putride et sombre subsistera.

Soirée “Courts métrages surprises”

Dimanche 3 décembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #05
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€


Depuis longtemps, nous avions envie de montrer ce petit chef-d’œuvre qu’est Blight de John Smith (Royaume-Uni / 1996 / 14’). Ce court métrage traite de la construction d’une route dans l’Est de Londres et de la résistance des habitants pour y sauvegarder leur lieu de vie. Avec un travail de montage époustouflant, John Smith utilise des fragments de témoignages et des images « pauvres » (murs qui s’écroulent, tas de gravats…) pour composer une véritable symphonie audiovisuelle. Autour de ce film seront projetés une série de courts métrages surprises.

Biùtiful Cauntri

Film de Esmeralda Calabria, Andrea D’Ambrosio et Peppe Ruggiero / Italie / 2007 / 83′
Dimanche 26 novembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #04
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 2,00€

Sous ce nom satyrique se décline un film sauvage qui nous plonge dans la résistance face à la mafia des déchets en région napolitaine. Sans détours, nous voilà emportés par des personnages atypiques comme seul ce début de XXIe siècle a pu en produire. On pense à Raffaele del Giudice, militant d’une association écologiste qui hume les nouvelles décharges sauvages en improvisant des chansons délurées sur les déchets toxiques. Et puis il y a ces gardiens de moutons en blousons noirs qui décomptent au quotidien les bêtes intoxiquées. Mais au bout de cette voie sans issue de la Campanie se dresse une question bien plus universelle : où vont nos déchets ?

Mafrouza – Oh la nuit !

Film de Emmanuelle Demoris / France / 2011 / 159′
Dimanche 19 novembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #03
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€

Mafrouza, c’est d’abord le nom d’un quartier déshérité d’Alexandrie. C’est ensuite une immersion au long cours dans les lacis de ruelles étroites, des constructions en matériaux de récupération et tôles ondulées, dans des pièces troglodytes, un dépôt d’ordures à ciel ouvert, parmi les ânes, les moutons, les poules, sur fond de musiques arabes, au son des téléviseurs ou des chants des muezzins. Mafrouza, c’est aussi une fresque humaine portée par Emmanuelle Demoris dont le premier épisode Oh La Nuit ! vous sera présenté dans le cadre de notre programmation « Ordures ». Notez que pour se prémunir contre les lieux communs et les représentations elliptiques, Mafrouza trouve son souffle dans un format exceptionnel de près de douze heures découpées en 5 épisodes ; c’est pourquoi les 4 épisodes suivants vous seront proposés au Cerce les mercredis 22 et 29 novembre, 6 et 13 décembre à 20.00 pétantes.

Street Trash

Film de Jim Munro / USA / 1987 / 91′
Dimanche 12 novembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #02
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€

Virée crade dans une décharge de vielles bagnoles habitée par des clochards, Street Trash brouille les repères : tantôt jouant sur les codes du cinéma gore (un alcool frelaté au rabais transforme les sans-abris en flaque jaunâtre…), tantôt prenant des accents de film social indé, tournant souvent au burlesque mal élevé… Forcement inégal sur la longueur mais étonnamment bien réalisé grâce à l’utilisation virevoltante d’une steadycam, Street Trash reste, même en 2017, un curieux objet filmique sans véritable équivalent. En prélude au film, une anthologie des pires bandes-annonces du cinéma trash/poubelle sera présentée.

Brutti, sporchi e cattivi

Film de Ettore Scola / Italie / 1976 / 115′
Dimanche 5 novembre 2017
Cinéclub – Cycle « Ordures » #01
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€

Le film met en scène une famille du sud de l’Italie venue tenter sa chance dans la capitale italienne. Le quartier de Monté Ciocci où a eu lieu le tournage est un vaste bidonville surplombé par la basilique saint-Pierre (le dieu des pauvres ça justifie tout, même l’injustifiable).
Tout comme la famille anti héroine du film, un grand nombre de gens originaires des Pouilles ont vu la route de la gloire finir en cul de sac. Et comme la vie sent les aisselles du reste de la tribu, qui pionce les uns sur les autres, les petits plaisirs ça se refuse pas. Surtout quand on est l’impitoyable patriarche d’une famille aussi nombreuse que la horde d’Attila, et que ces cocos-là seraient bien foutus de vouloir sa peau vu qu’il en a du fric le vieux.
A l’origine Ettore Scola voulait faire un film documentaire sur le quartier Monté Ciocci pour dévoiler toute cette misère à une classe bourgeoise qui s’en contrefiche. Je ne sais pas qui sont les véritables ordures mais sans doute vaut-il mieux en rire que de s’en foutre.