Bad Boy Bubby de Rolf De Heer / Australie / 1993 / 114′

Pour respecter les règles sanitaires en vogue il n’y aura que 30 places disponibles 
Les réservations sont donc conseillées par mail à cette adresse:
cerclelaveu@hotmail.com

de Rolf De Heer / Australie / 1993 / 114′
Jeudi 16 avril 2020
Séance WTF #05
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€

Bubby, la trentaine, vit avec sa maman dans un minuscule appartement dont il n’est jamais sorti. Sa mère, qui tantôt le chérit, tantôt le martyrise, tantôt lui fait l’amour est son seul contact avec l’extérieur. Un jour, Bubby la tue et sort explorer le monde. Nicholas Hope, dont c’est le premier film, interprète un inadapté social qui nous fait découvrir notre monde impitoyable. De Heer a mis 10 ans pour accoucher de ce film dérangeant, décalé, détraqué, underground… WTF

Par delà -COVID 19- #4

Depuis que nous nous sommes transformés en épidémiologistes de comptoir, sans même un bar pour s’accouder, une série de nouveaux mots ont colonisé nos discussions tels que “zoonose”, “charge virale” ou encore “comorbidité”. Si ce terme a inspiré une linogravure c’est parce qu’il relate bien cette morbidité ambiante qui n’est pas le fruit d’un unique facteur viral mais plutôt celui d’une conjoncture, de pollution de l’air, de malbouffe, d’une surenchère médiatique et d’une gestion de notre économie à flux tendu jusque dans les services publics les plus élémentaires.

En psychiatrie, la comorbidité désigne la présence simultanée de plusieurs diagnostics chez un même malade. En médecine générale, le concept renvoie à la présence de plusieurs troubles avec l’idée supplémentaire d’une maladie primaire à l’origine de leur association. Transposée dans le champs socio-politique, considérant l’état moribond de nos organisations et de nos imaginaires collectifs, l’expression amène à réfléchir la crise “sanitaire” actuelle comme une ramification d’un mal plus large qui ronge depuis un bon bout de temps nos conditions de vie tandis qu’il détruit les possibilités mêmes d’existence de nombreux groupes humains et d’un nombre invraisemblable d’espèces.

Trouver les outils pour penser notre époque en terme de comorbidité, c’est oser regarder l’ensemble du corps malade, identifier les causes communes, en prendre la mesure. C’est refuser de décontextualiser un danger sous prétexte qu’il est plus urgent de lutter contre. C’est éviter la tentation, devenue injonction sociale c’est temps-ci,  de se voiler la face.

—————— Revue de presse à la rame ———————
 

Comme à notre habitude nous avons recensé quelques liens, vidéo et articles qui nous ont paru pertinents :

– Ce petit édito a été largement inspiré par un texte d’un de nos compères, Dimitri Laermans dont voici l’intégralité « Comorvid 19 ? ». A son sujet il précise : C’est un petit exercice personnel pour faire tenir ensemble différentes idées trouvées chez des auteurs que j’apprécie. Si cela parle à d’autres, tant mieux ! Entre temps, je suis tombé sur cet article de David Cayley qui va plus loin sur le thème des rapports à la mort et à la santé et que je trouve juste parfait. Bonne lecture !

– Un article sur la fragilité du monde de la finance sur le site de “Chronique d’une ex-banquière” par Aline Fares que nous avions accueillie au Cercle pour notre cycle pognon.

– Un vidéo du parlement italien, ou la députée Sara Cunial, s’en prend ouvertement aux lobbies de la santé.

– Un article de Jules Ferrier, sur le Micro urbanisme en temps de crise sanitaire dans « La ville dense a trahi ses habitants »

– Un article qui date un peu mais raconte bien le cynisme en vogue pour palier à la pénurie des travailleurs saisonniers en Allemagne.

– A propos d’une gestion co-morbide de la crise,une interview de jean Dominique Michel, anthropologue médical suisse dont nous avons déjà relayé un article.

– Une petite vidéo de Giles Deleuze sur l’art et les sociétés de contrôle ça date mais ça ne vieillit pas.

Par-delà COVID-19 #2

Après la surprise, la tétanie et la marée d’informations, vient la colère.  Si les temps sont flous, une chose semble claire :  Il est un monde dont on ne veut plus.  L’usine à virus, la chaîne de destruction massive, l’usine à exclusion, l’usine à pognon.   Si les temps sont déjà durs et angoissants pour beaucoup c’est pourtant après le confinement que la bataille va faire rage. Fort de cette expérience “techno-cocoon” une nouvelle poussée néolibérale se prépare, avec encore moins d’argent dans les tiroirs de l’état.  Il va falloir jouer des coudes, de l’huile de coude et hausser la voix pour que naissent d’autres formes de vies et d’autres formes de production de bien-être.  

Pour apporter un peu de distance au flot hystérique d’informations quotidiennes et à la foire aux chiffres journalière, nous vous proposons de lier un article de l’hitorien et sociologue médiéviste Jérôme Baschet  “Qu’est-ce qu’il nous arrive ? “

Mais aussi un texte récapitulatif de ces dernières semaines de crise telle que vécue depuis Bruxelles, “Petit traité de confinement à l’usage des réfractaires (de Belgique et d’ailleurs)” écrit  par Gwenaël Brees (Co-fondateur du Cinéma Nova)

Par ailleurs force est de constater que les violences policières (à liège comme à Bruxelles) et la délation ambiante légitimées par des médias moralisateurs et des gouvernances punitives font surface. Voilà un autre virus contre lequel il faut urgemment se prémunir.  

Si certains veulent mettre une de nos affiches à leur fenêtre contactez-nous par mail. On livre à vélo, jusqu’à épuisement des stocks.  

Au plaisir de vous revoir, en chaire et en os.

L’équipe du Cercle  

Concrêt et Petites initiatives:   

Collecte de vivres pour 70 familles, organisée par l’asbl Quai des anfants. Tous les mardis soir, un point de collecte de dons alimentaires se tient dans le quartier du Laveu au 145 rue Comhaire. Vous pouvez y déposer vos colis du lundi au mardi avant 17h00. Besoins principaux : produits frais. Pour plus d’information ou l’organisation d’autres points de collecte contactez Eva via le FB de l’association ou par tphn 049 92 31735  

Une pétition contre la destruction d’un site archéologique.  Cette décision politique semble poussée des ailes par l’injonction productiviste de nos parlementaires: une anecdote pour certains, signes révélateurs (pour ne pas dire prémonitoires) pour d’autres.

Lumière Silencieuse

de Carlos Reygadas / Mexique / 2007 /  142′
Dimanche 29 mars 2020
Cinéclub – Cycle « Amour et scènes de ménage » #05
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€

Tel un peintre, Reygadas nous expose l’histoire de Johan, homme marié au sein d’une famille mennonite, qui vit dans l’adultère. Tiraillé entre son amour pour sa femme et sa famille et son amour envers son amante, il doit choisir. Pas de vais-selle qui vole, c’est plutôt dans le calme que les sentiments prennent ici toute leur ampleur.

Atelier presque zéro déchet

Dimanche 29 mars 2020
Atelier de 14h à 17h
PAF: Prix libre + prix des matériaux

Renseignements et inscriptions : atelierspzd@outlook.com

On   teste   de   nouvelles   recettes   maison   :   lessive   au   lierre,   pierre   d’argile,   dentifrice…   Ensuite,   on   plonge  le  nez  dans  nos  poubelles  pour  les  analyser  et  partager  des  alternatives zéro déchet. Et on fait pareil  avec  le  compost…  tout  en  dégustant  des  petits  plats  à  base  de pelures et autres restes !

Conférence: Gesticulée de Laura Clerjon: “Autrices, lutteuses et poétesses remontent en selle !”

Mercredi 25 mars 2020
Portes: 19h30 – Projection: 20h
PAF: Prix libre

Dans cette « conférence gesticulée », Laure nous raconte comment sa rencontre avec le féminisme dans les années 90 a bouleversé sa com-préhension du monde. « Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette ! » scandaient les militantes des années 70, mais les femmes à bicyclette aujourd’hui, elles en sont où ? Laure partage avec nous son expérience, ses analyses et les leviers collectifs qu’elle a identifiés pour agir…

En partenariat avec le collectif 8 mars et le CATDM.

Conférence: Terres propriétaires, des servitudes comme mode de libération des lieux

Mardi 24 mars 2020
Portes: 20h – Projection: 20h15
PAF: 3,00€

Une conférence de Sarah Vanuxem (maîtresse de conférences à la faculté de droit de l’Université Côte d’Azur et auteure de La propriété de la terre chez Wildproject) en collaboration avec le festival Nourrir Liège et le groupe de recherche Law, Science, Technology & Society de la VUB. La conférence sera suivie d’une dégustation de produits fermentés préparés par les copines/copains. N’hésitez pas à amener vos prépa-rations personnelles !

Gigi, Monica… et Bianca

de Yasmine Abdellaoui et Benoît Dervaux / Belgique / 1996 /  84′
Dimanche 22 mars 2020
Cinéclub – Cycle « Amour et scènes de ménage » #04
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 3,00€ (en présence du réalisateur)

Gigi, 17 ans, et Monica, 15 ans, vivent un amour au sein de leur bande à la gare du Nord de Bucarest. Bientôt ils seront trois. Gigi veut quitter la rue. Il nous dit son désir : « Trouver un toit, fonder une famille, de cette famille se formera une autre famille, et ainsi de suite… Jusqu’au bout ». Cet enfant va-t-il naître ? Où ? Comment ? Que va-t-il devenir ? En perpétuant le phénomène de la vie, Gigi et Monica dépassent leur condition d’enfants des rues et nous renvoient à l’universel.

Le décalogue (épisode 6 & 9)

de Krzysztof Kieslowski / Pologne / 1989 /  2×60′
Dimanche 8 mars 2020
Cinéclub – Cycle « Amour et scènes de ménage » #02
Portes: 20h – Projection: 20h30
PAF: 1,00€

Tu ne seras pas luxurieux : Tomek, jeune employé timide, espionne à la lunette depuis la chambre que lui sous-loue la mère d’un ami, une voisine de l’immeuble d’en face, Magda. Tu ne convoiteras pas la Femme d’autrui: Après dix ans de mariage, Roman, un cardiologue réputé,devient subitement impuissant. Sa femme ne s’en offusque guère, lui assurant que ce qui les lie est au-delà des plaisirs de la chair. Mais Roman découvre bientôt qu’elle a un amant.